l'actu u.s.dax :  Dax creuse l'écart

21 Janvier 2013

 

Dax 25 - Béziers 14 (mi-temps 9 - 11)

 

Une nouvelle défaite sur la pelouse Maurice Boyau était proprement impensable. Une victoire était absolument indispensable. L’enjeu était autrement symbolique ; il s’agissait de l’avenir même de l’Union Sportive Dacquoise dans le monde rugbystique professionnel. Au coup de sifflet final de cette partie stressante, les dirigeants dacquois, à l’image de leur président Gilbert Ponteins, relâchaient cette pression avec un soulagement bien compréhensible. Mickaël Bert et ses camarades venaient d’offrir sur leur terrain le match que tout le monde attendait d’eux. C’est-à-dire de l’engagement, de l’investissement, de la fierté, une pincée d’orgueil et même par moment quelques attitudes qui provoquaient les applaudissements soutenus de leur fidèle public. L’essentiel était atteint : les quatre points obtenus face à un candidat au maintien. La suite doit être toujours envisagée avec le même sérieux.

 

Pourtant, la peur de mal faire, ce doute qui vous fait rater un ballon que vous attraperiez cent fois sans le moindre problème, ces coups de pied qui frôlent les poteaux alors qu’aux entraînements ou à l’échauffement les ballons rentraient au milieu, ces approximations, ces maladresses pourrissaient l’envie de bien faire. Une domination stérile qui commençait à ramener plein de questions négatives et de l’autre côté un réalisme insolant qui profitait de cette situation. Les entraîneurs, plus expressifs dans leur rectangle, encourageaient pourtant leurs hommes à ne pas baisser les bras. Il fallait continuer à y croire. Heureusement, la mêle fermée restait impériale. Le socle était solide. Les bases, les bases pour repartir d’un pied plus serein. Les cadres avaient effectué leur retour ; c’était très certainement pour que le groupe, dans un moment crucial, puisse s’appuyer sur leur expérience. Mathieu Bourret, après un passage à vide, retrouvait sa maîtrise et Dax recollait au score, en même temps que la confiance parvenait dans les têtes. Il fallait évacuer cette crainte paralysante.

 

Au repos, les mots ont été dits, plus rassurants que critiques. Le résultat a alors été immédiat. Quinze minutes pour revenir à la marque et mettre immédiatement de la distance. Le bateau biterrois doucement baissait pavillon devant la détermination dacquoise, bousculé par Laurent Diaz et ses avants décidés à accélérer. Une reprise forte, volontaire, un travail de fond devant, enfin des initiatives pour bouger cet équilibre instable. La mêlée apportait toujours sa force et sa sécurité dans les esprits et fragilisait en même temps son adversaire. Derrière, les ballons étaient mieux utilisés avec une meilleure lecture et des prises d’intervalles pour créer du désordre dans cette défense. Le match changeait de camp. Certes, Béziers n’abandonnait rien, mais les Dacquois parvenaient peu à peu à imposer une certaine emprise sur cette rencontre. Les changements confortaient la position, tout comme le sang neuf apporté avec les entrée des jeunes Yoann Laousse-Azpiazu, Etienne Quiniou, Thimotée Lafon. Il était important de les faire participer correctement à ce succès pour qu’ils retrouvent à leur tour la satisfaction et le sourire du devoir accompli. Ce devait être avant tout la victoire de tout le groupe. Peut-être même devenait-elle d’ailleurs plus importante, du moins dans les esprits, que celles acquises devant Pau ou Brive. Parce que, celle-là, les joueurs ont été la chercher tout au fond d’eux-mêmes. Une victoire sur un adversaire difficile à jouer certes, mais surtout une victoire sur eux-mêmes, sur leurs doutes, sur leurs peurs, sur leur capacité à produire un autre jeu, plus réaliste, plus ambitieux. La saison n’est pas terminée. Elle n’est pas encore gagnée. Elle n’est pas non plus perdue. Samedi, à Colomiers, une belle occasion de le montrer.

 

Bruno Cazalis


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